"L'animal passe avant l'Homme, Madame."
C'est tout ce qu'a su répondre le vétérinaire
Face au cas de mon chien.
De mon chien, mais d'un chien parmis tant d'autres.
L'animal avec un petit "a" et l'Homme avec un grand "H".
C'est comme ça, l'homme pense en tant que "je", l'animal non.
L'homme a décider de se mesurer à l'animal,
Il l'a conquit et l'animal obéit.
Seulement, quand il se rebiffe,
L'égaux de l'Homme est si meurtri qu'il ne peut plus vivre
Face à ce compagnon, qui à sa façon lui a dit "non".
Ce qui me rend malade aujourd'hui
C'est cette rancoeur face à l'animal.
Un chien ne mord pas son "maître", certes.
Mais son "maître" aurait dû rester
A sa place de mammifère car
Animal à l'intelligence subjective,
C'est tout ce qui peut le différencier
Du chien que tous les jours il va promener.
Ce n'est que maintenant que cette pensée m'obsède.
Cependant, il est trop tard, le mal est fait,
Les remords s'alourdissent sous le poids des larmes
Qui ne peuvent sortir tant est pesante
La culpabilité de mes actes...